Gazole non routier : le gouvernement « renonce » aux droits d’accise pour avril
« Le gouvernement a décidé de renoncer pour le mois d’avril au prélèvement de tout droit d’accise sur le gazole non routier agricole », a annoncé Annie Genevard lors d’une conférence de presse le 27 mars. Selon la ministre de l’Agriculture, cette mesure représente un soutien de « 14 millions d’euros sur le mois » ; elle sera financée par une annulation de crédit du même montant, précise un communiqué du gouvernement. Deux jours plus tôt, la ministre excluait encore un tel geste, rappelant la « situation budgétaire du pays ». Par ailleurs, Annie Genevard demandera « la suspension ou la neutralisation » du MACF (taxe carbone aux frontières) pour les engrais lundi 30 mars, lors du Conseil des ministres de l’agriculture de l’UE. « De nombreux États sont d’ores et déjà alignés sur notre position », a-t-elle affirmé, promettant de « réunir la coalition la plus large et la plus solide possible ». Le 23 mars, la ministre avait annoncé un premier train de mesures face à la hausse des prix des carburants et des engrais, provoquée par le conflit au Moyen-Orient (reports de cotisation, étalement d’échéances fiscales, prêts de court terme). Un soutien jugé insuffisant par l’ensemble des syndicats agricoles. Le 26 mars, la FNSEA a appelé son réseau à se mobiliser en rencontrant les pouvoirs publics, avant une rencontre prévue avec le Premier ministre lundi 30 mars.
Engrais/gazole: déception chez la FNSEA et les JA, manifestation de la CR dans la Marne
Face à la flambée du prix des carburants, la FNSEA, les JA et la Coordination rurale ont fait part de leur mécontentement après l'annonce du gouvernement de renoncer pour le mois d’avril au prélèvement de tout droit d’accise sur le gazole non routier agricole (GNR). «Donner à peine 4 centimes alors qu’on a eu une hausse de plus de 60 centimes par litre de GNR... c’est des miettes. Si j’étais moins poli, je dirais que c’est du foutage de gueule», a déclaré Luc Smessaert, un des vice-présidents de la FNSEA sur RTL Il a promis «des actions» si les agriculteurs n’étaient pas entendus. Le syndicat doit rencontrer le 30 avril le Premier ministre. Le réseau est actuellement mobilisé auprès des préfets et élus dans toute la France. «La réponse annoncée ce jour, permettant une économie de moins de 4 centimes du litre est ridicule», ont également réagi les Jeunes agriculteurs. «C’est insupportable pour les agriculteurs qui ne peuvent plus faire le plein de leurs cuves et réservoir. » À Châlons-en-Champagne (Marne), quelques dizaines d’agriculteurs ont également manifesté samedi après-midi dans le centre-ville à l’appel de la Coordination rurale, contre la hausse des prix du carburant, selon la préfecture
Engrais: le chef de l'ONU veut trouver un mécanisme pour le passage du Détroit d'Ormuz
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lancé des discussions visant à trouver un mécanisme pour sécuriser le passage des engrais dans le détroit d’Ormuz quasiment paralysé, a annoncé le 27 mars son porte-parole. «Alors que le conflit au Moyen-Orient se poursuit et menace de s’intensifier, les perturbations du commerce maritime dans le détroit d’Ormuz risquent de créer un effet domino se répercutant sur les besoins humanitaires et la production agricole dans les prochains mois», a déclaré à la presse Stéphane Dujarric. «Des actions immédiates sont nécessaires pour atténuer ces conséquences.» Dans cette optique, Antonio Guterres a mis en place un «groupe de travail dédié», pour «développer et proposer des mécanismes techniques» pour «faciliter le commerce des engrais» et leur transit dans le détroit. Le groupe de travail, qui inclura des représentants de diverses agences internationales, devra également travailler en «étroite consultation» avec les Etats membres concernés, a-t-il noté, précisant que le secrétaire général s’était entretenu ces derniers jours avec des représentants de l’Iran, des Etats-Unis, du Pakistan, de l’Egypte et de Barheïn. «Nous avons beaucoup d’expérience sur ce type de mécanismes en zones de conflit», a-t-il assuré, évoquant notamment l’accord ayant permis pendant un peu plus d’un an l’exportation des céréales ukrainiennes via la mer Noire.
Engrais décarbonés : une aide de 144 M€ pour le projet d'EDF dans le Haut-Rhin
La Commission européenne a annoncé, le 26 mars, avoir approuvé, conformément aux règles de l’UE en matière d’aides d’État, un régime français de 144 millions d’euros visant à soutenir l’entreprise Hynamics (filiale d'EDF) dans la production d'hydrogène renouvelable et bas carbone pour le secteur des engrais. Concrètement, Le projet HyforSeeds installera et exploitera une unité de production d'une capacité de 50 MW sur le site de LAT Nitrogen dans la zone industrielle d'Ottmarsheim-Chalampé (Haut-Rhin). Ce régime prendra la forme d'une subvention directe qui couvrira une partie des coûts d'investissement liés au projet, notamment la construction de l'électrolyseur et d'autres infrastructures nécessaires. Bruxelles a estimé que cette mesure favorisera le développement d'une activité économique stratégique (la production d'hydrogène renouvelable et bas carbone) et qu'elle produit un «effet d'incitation». Elle a également conclu que le régime est proportionné, car limité au minimum nécessaire.
Conférences souveraineté : top départ de la déclinaison régionale en Nouvelle-Aquitaine
Les organisations régionales de Nouvelle-Aquitaine (préfecture, chambre, conseil régional) ont lancé le 26 mars la « phase territoriale » des Conférences de la souveraineté alimentaire, apprend-on dans un communiqué diffusé le lendemain. À notre connaissance, il s’agit de la première région à se lancer. Les travaux, prévus pour aboutir à l’été, porteront sur deux volets : « définir la contribution régionale aux objectifs nationaux » et « repérer et faire émerger des projets collectifs d’avenir associant amont-aval ». « Un appel à contributions sera lancé dès le mois d’avril auprès de l’ensemble des filières », précisent les parties prenantes. Prévues par la loi d’orientation agricole, les Conférences de la souveraineté alimentaire ont été lancées en décembre dernier. La phase nationale a abouti à des objectifs de production à dix ans pour plusieurs filières, présentés au Salon de l’agriculture. La déclinaison régionale qui démarre doit permettre « d’identifier les projets sur chaque territoire qui contribueront aux objectifs nationaux », rappelait Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, en conférence de presse le 19 mars. De ce recensement des besoins des industriels découlera la mise en place de nouvelles capacités de production agricole.
Lapin : la coopérative charentaise CPLC se rapproche de Terrena
Dans un communiqué du 25 mars, Terrena annonce que la Coopérative des producteurs de lapins charentais (CPLC) devrait rejoindre sa filière lapin, cette fusion devant être soumise au vote des adhérents en juin prochain. Ce rapprochement « permettrait de pérenniser l'activité des producteurs la CPLC et de renforcer la filière lapins de Terrena (…) dans un secteur où le renouvellement des éleveurs peine à suivre malgré une demande qui, bien qu'en recul, reste présente », argumente la coopérative. Les huit éleveurs charentais apporteraient leurs quelque 272 000 lapins produits par an à la collecte de près de 2,8 millions de lapins de la coopérative polyvalente de Loire-Atlantique, qui se présente ainsi comme le « deuxième groupement de producteurs de lapins en France ». Terrena met en avant son « plan de développement ambitieux pour la filière cunicole », grâce auquel quatre nouveaux bâtiments ont été lancés en 2025, son objectif étant de construire 25 nouveaux bâtiments d’ici 2030 dans les territoires du Grand Ouest. « Dans un contexte où le nombre d’éleveurs diminue, chaque projet compte », encourage dans le communiqué Marc Réveillère, administrateur de Terrena.
Influenza aviaire : un cas humain confirmé en Italie, impliquant un virus importé
Le virus aviaire A(H9N2) a été identifié en Italie sur un personne malade revenant d’un pays extra-européen où ce variant est présent chez des oiseaux, a annoncé le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) dans un communiqué du 25 mars. Il s’agit du premier cas humain de grippe aviaire en Europe. La personne touchée est hospitalisée à l’isolement en Lombardie (nord de l’Italie). Cependant, aucun cas de transmission d’humain à humain n’a jamais été signalée et l’autorité sanitaire juge le risque de contamination très faible. Selon le rapport de surveillance de l’ECDC du 12 mars sur l’influenza aviaire, entre le 29 novembre 2025 et le 27 février 2026, dix cas humains ont été détectés dans le monde (sans aucune mortalité) : neuf en Chine, dont huit impliquant le variant A(H9N2), un le variant A(H10N3), et un au Cambodge impliquant le variant A(H5N1). Le virus A(H5N1) (de clade 2.3.4.4b) circulant en Europe actuellement pose un « risque faible pour la population générale » et « faible à modéré pour les personnes exposées professionnellement ou autrement à des animaux infectés ou à des environnements contaminés ».
Lait : « légère érosion » de la production européenne prévue en 2026
La production européenne de lait devrait connaître une « légère érosion » en 2026, « après le record de 2025 », indique l’Idele (Institut de l’élevage) dans son dossier annuel bovins lait paru le 25 mars. La collecte laitière pourrait ainsi se replier en 2026 à un niveau intermédiaire aux deux dernières années, à 146,3 millions de tonnes de lait (-0,5% par rapport à 2025). La baisse du cheptel d’environ 1% par rapport à 2025 expliquerait cette prévision. En France, selon l’Idele, le cheptel pourrait baisser dans les mêmes proportions qu’en 2025 (-2 à -2,5%) à cause de la fièvre catarrhale ovine (FCO) dans l’Ouest, des départs plus nombreux d’éleveurs (ceux qui ont décalé leur départ prévu en 2025) et d’envois en hausse de vaches en réforme (report des envois non effectuées en 2025). La situation sanitaire à partir du printemps constitue toutefois une incertitude. Le lait toujours très abondant en volume en ce début 2026 amène à penser que son prix devrait continuer de baisser au cours de l’année. « Malgré cela, la progression de la productivité laitière pourrait rester soutenue » à cause de la robotisation et un prix de l’alimentation « demeurant compétitif au moins en première partie d’année. »
Fromage : les exportations italiennes de parmesan en hausse, surtout hors UE
Les exportations de fromage italien parmesan (parmigiano reggiano sous AOP) ont progressé de 2,7% en volume en 2025, a indiqué le Consortium du parmigiano reggiano le 27 mars. La croissance est surtout soutenue hors Union européenne (+4,2 %), avec des hausses importantes vers le Royaume-Uni (+7,8 %, 8 400 t), le Canada (+8,3 %, 3 900 t) et la Suède (+8,8 %, 2 500 t). Les Etats-Unis sont une source d’interrogations pour 2026 : le niveau global des droits de douane atteint 25%. « À cela s’ajoute une forte incertitude réglementaire et opérationnelle, qui ralentit les importations : de nombreux opérateurs attendent davantage de visibilité avant de passer de nouvelles commandes. » Les ventes en Italie sont en revanche en recul significatif à -10%. La production totale est en hausse en 2025 par rapport à l’année précédente, atteignant 4,19 millions de meules contre 4,079 millions en 2024 (+2,7 %). En valeur, le chiffre d’affaires à la consommation a atteint 3,96 milliards d’euros en 2025. Doté d’un budget marketing d’environ 34 millions d’euros par an, le consortium va continuer de soutenir les ventes et lance un projet afin de développer le tourisme dans la région avec l’objectif de passer d’environ 85 000 visiteurs à 300 000 d’ici 2029.
Spiritueux : Pernod Ricard et Brown-Forman (Jack Daniel's) discutent d’une fusion
Le géant français des vins et spiritueux Pernod Ricard et l'américain Brown-Forman (Jack Daniel's), ont confirmé jeudi 26 mars être en discussion en vue d'une fusion qui, si elle aboutit, représenterait une opération significative dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde. « Sous réserve d'accord entre les parties et des approbations habituelles, ce partenariat s'apparenterait à une fusion entre égaux (...) Ce partenariat donnerait naissance à un leader mondial des spiritueux d’envergure accrue », indique Pernod Ricard (marques Absolut, Jameson, etc.) dans son communiqué. « Après les récentes rumeurs de marché (...) nous confirmons être engagés dans des discussions avec Pernod Ricard », ajoute Brown-Forman dans un communiqué distinct, précisant explorer « régulièrement » des « opportunités stratégiques ». Les deux groupes espèrent des « synergies opérationnelles (…) importantes » et pourraient faire fructifier leur « puissant portefeuille de marques, bénéficiant d’une exposition géographique équilibrée ». Dans un contexte global morose pour les spiritueux, les deux géants voient leur activité reculer ces derniers mois.
Fleurs : réflexion autour d'une cotisation volontaire pour le label Fleurs de France
A l’occasion de l’assemblée générale d’Excellence Végétal le 27 mars, Florent Moreau, président de Valhor (interprofession) a évoqué l’idée d’une cotisation volontaire (CV) pour soutenir le label Fleurs de France. « C’est une des pistes de réflexions évoquée pour promouvoir ce label et la production français » a-t-il confirmé à Agra presse. « Je porte un intérêt appuyé à cette question. Toutefois la mise en œuvre n’est pas encore précisée ou actée ». Et d'expliquer le choix d’une CV: « Réglementairement, à date, une cotisation volontaire obligatoire (CVO) ne nous permettrait pas d’utiliser les fonds collectés pour promouvoir une production française.» précise-t-il. Valhor considère le renforcement de l’usage et de la visibilité du label Fleurs de France comme un enjeu stratégique majeur. Il est d’ailleurs inscrit dans le plan de souveraineté de la filière, remis à Annie Genevard le 12 février. Excellence Végétal instruit la feuille de route 2025-2029 qui vise à rendre plus accessible le label ; une responsable du dossier devrait arriver le 1er avril. Les avis sont partagés dans la filière : selon Valhor, les producteurs soulignent qu’il est peu connu des acheteurs et les fleuristes indiquent lui préférer des étiquetages « Origine France » ou « Fleurs françaises ».
Fruits et légumes transformés : des indicateurs de prix pour la restauration collective
Les premières moyennes mensuelles de prix des légumes transformés pour la restauration collective (pour janvier, février et mars) ont été mises en ligne pas le réseau des nouvelles des marchés) de France Agrimer aux fins de révision tarifaire des marchés publics. Leur besoin a été constaté dans le cadre du CNRC (conseil national de la restauration collective), explique France Agrimer dans son texte de présentation. Ces nouvelles cotations officielles, de valeur nationale, viennent compléter les cotations préexistantes de fruits et légumes frais réalisées sur les marchés de gros régionaux. La grille d’indicateurs, qui sera désormais publiée chaque mois, contient une cinquantaine de produits couramment utilisés appartenant à la 4e gamme (salades, carottes râpé, choux, etc) et à la 5e gamme (légumes cuits, salades de fruits). Afin de l’établir, le RNM recueille leurs prix de vente auprès d’un panel de grossistes, est-il expliqué. En complément, le service réunit mensuellement en commission ces grossistes avec des acheteurs de la restauration collective, l’objectif étant « d’améliorer la fiabilité des indicateurs et de pouvoir commenter les variations mensuelles observées ».
Poireaux : une campagne 2025 tributaire d’une météo changeante (Agreste)
Selon les derniers chiffres publiés par Agreste (ministère de l’Agriculture) le 26 mars, la production française de poireaux atteindrait 159 800 t pour l’ensemble de la campagne 2025-2026, en recul de 2 000 t par rapport à 2024-2025. « Cette relative stabilité est portée par de forts rendements dans les régions Centre et Rhône-Alpes, respectivement supérieurs de 16 % et 9 % aux rendements réalisés sur les cinq campagnes précédentes, qui compensent une moindre production d’autres régions », est-il indiqué. Les surfaces s’établiraient à 5 471 ha (+2 %).En termes de commercialisation, après une offre abondante à l’automne et une demande limitée, la situation commerciale s’est améliorée durant la première quinzaine de janvier, avant de se dégrader à nouveau en fin de mois avec une consommation insuffisante pour absorber les volumes, boostés par un radoucissement des températures. Selon Agreste, « les opérateurs ont dû consentir des baisses de prix pour écouler les volumes ». Malgré des appels à la consommation, le mois de février n’a pas été meilleur avec des volumes s’écoulant difficilement. Les cours au stade expédition sont restés sous pression (-31 % sur un an et -27 % par rapport à la moyenne quinquennale).
Truffe : faibles volumes en 2025, une filière sous pression de la concurrence (presse)
La récolte hivernale de la truffe noire française, qui se termine, a été décevante, rapporte Les Echos (article payant) le 26 mars. « On s'attend à une baisse globale entre 30 et 40 %, avec des pointes à 90 % dans certaines régions, comme en Nouvelle-Aquitaine, où les sols ont été surchauffés par le soleil pendant plusieurs jours au début de la germination », constate Alain Ambialet, président de la Fédération française des trufficulteurs, qui mise sur une production tricolore d'à peine 25 t. L’abondance des pluies et des vagues de froid intenses du printemps ont rendu le produit rare. De plus, hormis pour les plus beaux spécimens réservés aux grandes tables, le kilo de truffe s'est négocié moins de 700 € en France cette saison, précise Les Echos. La faute en incomberait à un marché de plus en plus occupé par d’autres origines européennes. L’Espagne en premier lieu, qui a détrôné la France il y a quelques années, mais aussi l'Italie (n°3), et même l'Australie, désormais quatrième producteur mondial, qui profite d’une position en contre-saison. « Quand leurs arbres seront en pleine maturité, des pays comme l'Espagne fourniront vingt fois plus de tubercules que la France », relate Jérôme Galis, un producteur et fournisseur de Metro France. Cette année, la péninsule ibérique a exporté vers la France 40 % de volume supplémentaire, « de qualité extra », selon les observations d'Alain Ambialet.
Insectes : partenariat Innovafeed-Irbi pour accélérer la production de protéine
L’industriel Innovafeed et l’Institut de recherche sur la biologie de l’insecte (Irbi), sous tutelle de l’Université de Tours et du CNRS, ont annoncé le 27 mars la signature d’un partenariat pour « lever les derniers verrous scientifiques et technologiques de la production durable de protéines d’insectes en France ». Ce consortium nommé FrenchFly, financé par l’Etat dans le cadre de France 2030, permettra de partager des avancées scientifiques et technologiques au bénéfice de l’ensemble du secteur. Selon Christophe Bressac, enseignant-chercheur en biologie et écologie à l’Université de Tours, « la synergie avec Innovafeed apportera des réponses précises qui permettront d’optimiser le cycle de vie de ce nouvel animal d’élevage en limitant son empreinte environnementale ». La filière de la protéine d’insectes en France a connu des difficultés récemment, illustrées par la liquidation du principal opérateur Ynsect et la reprise d’Agronutris par la Compagnie des insectes. Dans le cas d’Ynsect, environ 600 millions d’euros avaient été mobilisés pour ce projet, dont une partie de financement public. L’intérêt économique et environnement de l’élevage d’insecte est remis en cause par plusieurs études, portées notamment par l’Observatoire national de l’élevage d’insectes (Onei).