Après leur déception face aux récentes annonces de la ministre de l'Agriculture pour faire face à la flambée des prix des engrais et du gazole non routier (étalements d'échéances fiscales et sociales, prêts court terme de BPI France), la FNSEA va rencontrer le Premier ministre ce lundi 30 mars, et appelle son réseau à « se mobiliser sans délai ». Pas d'action syndicale sur l'espace public : le syndicat précise que « cette mobilisation vise à interpeller les préfets, les députés, les sénateurs et l’ensemble des représentants de l’État », avec pour objectif de « faire remonter de manière précise et exhaustive les impacts constatés ainsi que les revendications de notre organisation ». La FNSEA demande « une prise en charge d’une partie de la hausse subie depuis le début du conflit au Moyen-Orient », des « compensations immédiates pour l’impact du MACF », « une protection réelle contre les distorsions de concurrence » et « des décisions rapides pour sauver nos exploitations ». Dans un communiqué paru le 26 mars, la Confédération paysanne dénonce, elle aussi, des aides « insuffisantes ». Elle demande des aides « plafonnées et accompagnées de modalités qui ne poussent pas à la spécialisation et à l'agrandissement mais qui accompagnent vers plus de sobriété de manière durable et non subie ».
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