Agrafil du 8 mai 2024

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Ammonitrates: la nouvelle mission propose de supprimer l'utilisation du haut dosage

Attendu de longue date, remis en juillet 2023, le gouvernement vient de faire paraître, le 7 mai, le rapport de la mission d'inspection sur le stockage des ammonitrates, qui devait mesurer les effets d'un projet de décret que le ministère de la Transition écologique avait mis en consultation en février 2022, sans l'appliquer par la suite, pour renforcer la sécurité de ces installations, après l’explosion survenue à Beyrouth en 2020. Le contexte de quasi-pénurie d'engrais azotés durant cette période avait conduit le gouvernement à retarder son application, en demandant cette seconde mission d'inspection. Cette fois, les inspecteurs accentuent la différence de traitement entre les ammonitrates à moyen et haut dosage. Ils estiment que le durcissement de la réglementation sur le moyen dosage (taux d’azote inférieur à 28 %), tel que proposé, «n'augmentera pas le niveau de sécurité». A l'inverse, ils vont plus loin que le projet de décret sur le haut dosage, qui instaurait un simple rehaussement des seuils de déclaration, en proposant de supprimer son utilisation en France, «comme la moitié des pays européens l'ont déjà fait». Une décision qui s'appliquerait «à une date compatible avec la reconversion de l'appareil industriel», et assortie d'un soutien des entreprises touchées. En attendant, ils demandent un recensement et un contrôle renforcé des installations stockant du haut dosage et soumises à déclaration.

Porc: ouverture du marché chinois pour les abats blancs et les protéines transformées

Suite à la visite d'Etat du président chinois Xi Jinping, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a annoncé, le 7 mai sur le réseau X, la signature de deux accords en faveur de la filière porcine française. Il s'agit de «l'élargissement du marché des viandes porcines aux abats blancs de porcs» (andouilles et andouillettes) et de «l'ouverture du marché chinois pour les protéines transformées de porcs» issues de l'équarrissage (vers l'alimentation animale). Les abats de blancs de porcs sont des produits «très appréciés des Chinois qui les consomment dans des recettes originales», et qui représentent un potentiel de 35 M€ de ventes, expliquait l'interprofession Inaporc l'an passé. L'annonce intervient en plein reflux des importations chinoises de porc sur le premier trimestre (-53%, à 250 000 t), selon le Bureau national des statistiques chinois. En 2022, la trentaine de sites français agréés pour exporter vers la Chine (abattoirs et fabricants de charcuterie) avait exporté 140 000 t pour un chiffre d’affaires de 326 M€. Lors de la visite d'Emmanuel Macron en Chine au printemps dernier, quinze nouveaux établissements français avaient obtenu l’agrément pour exporter, soit un potentiel de 10% de volumes supplémentaires.

Volaille: accord avec la Chine sur le zonage en cas de foyer d’influenza aviaire

Suite à la visite d'Etat du président chinois Xi Jinping, le ministre de l'Agriculture a annoncé, le 7 mai sur le réseau X, la signature d'un «accord de zonage en cas de foyer d’influenza aviaire». Les discussions entre la France et la Chine dans ce dossier avaient connu une «accélération» en août dernier. Le principe d’un accord de zonage (aussi appelé «régionalisation»): si la France connaît des foyers localisés d’influenza aviaire, les zones indemnes pourraient continuer à exporter vers la Chine. Un tel accord intervient généralement au bout de plusieurs années de négociations, comme ce fut le cas pour la peste porcine africaine (PPA) en décembre 2021. Concernant la viande de volaille, la France a exporté en tout 430 000 téc en 2022 (sur une production de 1,57 Mtéc), dont 159 000 téc vers les pays tiers. Des volumes en baisse de 6%, notamment en raison de l’influenza aviaire, qui a provoqué la réduction des volumes disponibles et la fermeture de certains marchés.

Cognac : Xi Jinping promet de ne pas imposer de taxes douanières «provisoires»

Alors que le cognac fait l'objet d'une enquête antidumping lancée par Pékin, Emmanuel Macron a remercié le 6 mai son homologue chinois de ne pas imposer de taxes douanières «provisoires», à l'occasion de sa visite d'Etat en France. «Je remercie le président aussi de son ouverture quant aux mesures provisoires sur le cognac français et son souhait de ne pas les voir appliquer», a dit le chef de l'Etat français devant la presse, au côté du numéro un chinois. D’après une source diplomatique française, la Chine a fait savoir qu'il n'y aurait pas dans l'immédiat de droits de douane à titre conservatoire, en attendant l'issue de l'enquête. Celle-ci doit s'achever avant le 5 janvier 2025 mais pourra être éventuellement prolongée de six mois en cas de «circonstances particulières», précisait le 11 janvier un communiqué du ministère chinois du Commerce. Avec un quart de ses bouteilles expédiées en Chine, la filière du cognac est ultra-dépendante de l'export (98 % des ventes). L’imposition de droits de douane supplémentaires aurait des conséquences «extrêmement dommageables pour tout une région dont l’économie et l’activité agricole reposent sur les ventes de cognac», a souligné le BNIC (interprofession) dans un communiqué le 2 mai.

Agroalimentaire: un second projet de décret pour «élargir» la réutilisation des eaux recyclées

Le ministère de l’Agriculture a mis en consultation publique, jusqu’au 23 mai, un projet de décret sur la réutilisation des eaux dans les industries agroalimentaires. Ce projet de texte réglementaire vise à élargir les usages autorisés des eaux recyclées après un précédent décret publié en janvier. Principal changement: le nouveau décret prévoit d’autoriser l’utilisation de certaines eaux recyclées comme ingrédient dans la composition de denrées alimentaires finales. Il s’agit des eaux recyclées issues des matières premières (par exemple du séchage du lait) et des eaux de processus recyclées, c’est-à-dire celles utilisées «au cours des opérations de préparation, de transformation et de conservation des aliments». En revanche, l’usage comme ingrédient des eaux usées traitées recyclées —passées par une station de traitement des eaux usées— resterait interdit. En outre, le projet de décret prévoit un assouplissement des règles sur la réutilisation des eaux recyclées par d’autres sites industriels du secteur alimentaire que celui dont elles sont issues. Un arrêté opérationnel est toujours attendu. Cet arrêté précisera «les garanties sanitaires que les eaux recyclées doivent respecter en fonction des types d’usage prévus», selon un communiqué du ministère de l'Agriculture du 25 janvier.

Photovoltaïque : l'Italie bannit les panneaux au sol sur des terres agricoles

Le gouvernement italien d'extrême droite a interdit le 6 mai l'installation de panneaux solaires au sol dans les espaces agricoles. Cela ne concerne pas les projets de panneaux solaires installés au-dessus de cultures, a précisé le ministre de l'Agriculture, Francesco Lollobrigida. Les projets bénéficiant de fonds européens sont également exemptés. Coordinamento Free, qui regroupe des entreprises du secteur des énergies renouvelables et des associations environnementales, a averti plus tôt le 6 mai qu'avec une telle interdiction «l'Italie ne pourra pas respecter ses objectifs en termes de décarbonation à l'horizon 2030». Les pays du G7, dont fait partie l'Italie, se sont mis d'accord la semaine dernière pour tripler les capacités mondiales en énergies renouvelables. Fin 2023, la conférence de l'ONU sur le climat COP28 à Dubaï avait débouché sur un engagement à tripler les renouvelables d'ici 2030. Le ministre de l'Energie Gilberto Pichetto Fratin a assuré que l'interdiction d'installation de panneaux solaires sur des terres agricoles n'empêcherait pas le gouvernement d'installer quelque 38 GW de capacité photovoltaïque d'ici à cette date. La décision du gouvernement fait partie d'un projet de loi qui doit encore être approuvé par le Parlement.

Foncier: l'artificialisation des sols a cessé d'accélérer en 2022, selon un rapport

La consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers est en légère baisse en 2022, une tendance à prendre avec prudence, selon un rapport du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema). Selon les dernières données annuelles du Cerema, dévoilées le 2 mai par Le Monde, la France a consommé 20.276 hectares en 2022 contre 21.011 en 2021, ce qui marque «la fin de la tendance à la hausse depuis 2019». Mais cette baisse est à interpréter «avec prudence», soulignent les auteurs, dans la mesure où elle fait suite à trois années de hausse et où le nombre d'hectares consommés reste «du même ordre de grandeur que les années précédentes». Les chercheurs se félicitent toutefois de «l'absence de reprise de consommation d'espaces» avec un pic atteint en 2021 qui reste inférieur à la période 2016-2018. Si l'artificialisation a franchement ralenti entre 2011 et 2015, elle a atteint un premier palier autour de 22.000 hectares entre 2016 et 2018, puis un second palier autour de 20.000 hectares entre 2020 et 2022. L'année 2019 fait figure d'exception, avec seulement 19.491 hectares consommés. Dans le détail, 63% des terres artificialisées sont destinées à l'habitat et 23% à l'activité économique.

Presse agricole/numérique: le britannique ProAgrica racheté par le canadien Telus

Dans un communiqué paru le 15 mars, le groupe de télécommunication canadien Telus annonce avoir racheté le groupe de presse et de services numériques agricoles britannique ProAgrica - le montant du rachat n'a pas été communiqué. Leader des télécommunications au Canada, le groupe Telus a lancé une activité agricole depuis 2020, en rachetant sept sociétés spécialistes du numérique agricoles dans les dix-huit mois qui ont suivi, avec pour objectif de «faire de Telus un leader mondial au niveau des technologies liées à l’agriculture». En 2022, Telus Agriculture employait «1200 employés dans neuf pays (Canada, États-Unis, Mexique, Brésil, Arménie, Chine, Allemagne, Australie, Royaume-Uni), dont 250 au Canada», selon la presse canadienne. ProAgrica est un groupe de numérique et de presse agricole, présent en France depuis quelques années. ProAgrica détient plusieurs médias internationaux spécialisés, tels que All About Feed, Pig Progress, Poultry World, Dairy Global and Future Farming.

Grandes cultures: le semencier Deleplanque revend son activité fertilisants à Véolia (presse)

Le semencier français Deleplanque a annoncé par voie de communiqué la «cession de son activité historique dans le domaine des fertilisants à Véolia Agriculture France (Sede, Angibaud, Huon, Sani) à compter du 2 mai 2024», rapportent nos confrères du Betteravier français. En pointe dans le secteur des betteraves à sucre, le semencier a par ailleurs conclu un accord en vue de la reprise de 100% de l'obtenteur allemand Strube. «Cette opération sera effective au plus tard dans le courant du deuxième semestre 2024», précise Deleplanque. En 2019, le semencier français avait l'acquisition de 60% du capital de Strube, en partenariat avec l'allemand Suet, spécialiste de l'enrobage. Avec 49 millions de chiffre d'affaires, Deleplanque est un distributeur de semences importants en grandes cultures, 3e distributeur mondial dans le secteur des betteraves à sucre.

Abricot : pluies et temps frais révisent à la baisse la prévision de production de l'AOPn

Les producteurs français d’abricots adhérents à l’AOPn Pêches et Abricots de France attendent un volume de production en retrait de 30% par rapport à l'an passé, indique-t-elle dans un communiqué le 7 mai. L'association table sur un potentiel de 49 000 tonnes commercialisables (70 000 tonnes ont été vendues par les adhérents de l’AOPn en 2023). Au salon Medfel fin avril, la production globale français a été estimée à 87 852 tonnes. «La forte précocité que nous attendions a été partiellement perdue après une semaine de temps frais et de pluies abondantes», indique l’AOPn. Une note des services du ministère de l’Agriculture (Agreste) souligne par ailleurs les disparités selon zones de production. Au 1er mai, l'administration estime le recul de la production en Occitanie à 16% alors qu’il atteindrait 20% en Paca et même 38% en Auvergne-Rhône-Alpes.  Les toutes premières cueillettes d'abricots devraient débuter la semaine du 13 mai. Le calendrier de commercialisation 2024 devrait par ailleurs montrer un profil assez différent de celui de l'an passé (pic de production en juin attendu moins fort). «Les choses sérieuses commenceront les jours suivant (15/20 mai) pour une montée en puissance à la fin du mois. Les premières mises en avant sont organisées au début du mois de juin», précise-telle .

Olives : l’interprofession alerte sur les risques de contamination dus à la météo

Les températures douces en journée, les précipitations passées, celles du début de semaine et l’humidité relative rendent les conditions favorables aux contaminations et au développement des maladies du feuillage (œil de paon et cercosporiose), alerte France Olive dans son dernier bulletin en date du 3 mai. Le risque est considéré allant de fort à très fort sur l’ensemble du territoire oléicole français. «A cette période, il est important d’aller sur les parcelles pour observer si le feuillage des arbres présente des tâches d’œil de paon sur la face supérieure des feuilles et/ou un feutrage gris-noir sur la face inférieure pour la cercosporiose», conseille l’interprofession. Et ce d’autant plus qu’en ce moment les stades phrénologique sont assez homogènes quelque soient les régions de production ; les inflorescences se développent. Dans le détail, le début des floraisons est estimé entre une et deux semaines dans les parcelles les plus précoces, sur le littoral varois avec les variétés Aglandau et Bouteillan. «Ce risque est à pondérer avec d’autres paramètres comme l’inoculum présent dans les parcelles, la défoliation ou la sensibilité variétale, et ne prend pas en compte le niveau de protection des parcelles», rappelle France Olive . 

Espagne/irrigation: restrictions d'eau allégées à Barcelone après les pluies récentes

Le gouvernement régional catalan a annoncé le 7 mai l'allègement des restrictions d'eau dans l'agglomération de Barcelone, qui sort ainsi de plusieurs mois d'état d'urgence sécheresse, grâce aux pluies tombées récemment dans la région. Les autorités catalanes avaient décrété l'état d'urgence le 1er février pour 6 millions de personnes, la plupart à Barcelone et dans sa ceinture métropolitaine, en raison de la sécheresse historique à laquelle est confrontée cette région du nord-est de l'Espagne depuis trois ans. L'entrée dans la première phase de cet état d'urgence, qui en comprend trois, avait entraîné un renforcement des restrictions pour l'utilisation de 
l'eau, en particulier pour l'agriculture et l'industrie - des secteurs qui vont désormais pouvoir augmenter légèrement leur consommation. Les dotations d'eau pour l'irrigation agricole seront ainsi réduites de 40% par rapport à leur niveau habituel, et non de 80% comme dans la phase précédente, selon les autorités. Le plafond de consommation pour le grand public va être lui porté à 230 litres par personne et par jour, contre 200 pendant l'état d'urgence.

Climat : les propositions de la Banque mondiale pour le secteur agricole et alimentaire

Le secteur agroalimentaire mondial peut aider à la diminution de près d’un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), indique la Banque mondiale dans un rapport publié le 6 mai. Une telle réduction est réalisable par un changement des modes de production et de consommation alimentaires. Pour ce faire, des investissements évalués à 260 milliards de dollars (Md$) par an doivent être réalisés qui permettraient réduire de moitié les émissions du secteur d’ici 2030. En retour, les bénéfices en termes de santé, économiques et environnementaux sont estimés à près de 4 000 Md$ en 2030. L’institution propose une approche différenciée selon les niveaux de richesse des pays. Elle appelle les pays développés à «promouvoir les énergies renouvelables», à «diminuer [leur consommation] d’aliments d’origine animale à forte intensité d’émissions», et à «aider les pays en développement dans leur transition vers de faibles émissions». Les pays à revenu intermédiaires, contribuant à deux-tiers des émissions agroalimentaires de GES, devraient envisager des pratiques d'élevage à faibles émissions et utiliser les terres de manière plus durable. Selon la Banque mondiale, ces changements aideraient à atteindre l’objectif de zéro émission nette du secteur agroalimentaire d’ici 2050.

Ecophyto: des chercheurs, soignants, malades dénoncent de «l'immobilisme» (tribune)

Des chercheurs, soignants, associations de patients et de défense de l'environnement critiquent la nouvelle stratégie gouvernementale de réduction des pesticides comme «une politique d'immobilisme» et appellent à «faire le choix de la santé publique, pas celui du cancer», le 7 mai dans le journal Le Monde. «Avec son nouveau plan Ecophyto, le gouvernement persiste dans une politique d'immobilisme vieille de vingt ans. L'exposition délibérée, que ce soit des agriculteurs et de leurs familles ou de la population en général, à des substances nocives (ou dont la nocivité est encore inconnue pour les pesticides en cours d'agrément) va perdurer», affirme dans une tribune ce collectif. Sur l'impact des pesticides sur la santé, les quelque 400 chercheurs, 200 
soignants, associations de malades ou de défenseurs de l'environnement signataires rappellent notamment la «forte présomption d'un lien entre l'exposition à plusieurs pesticides et le développement de cancers de la prostate, de lymphomes et de leucémies», inscrits au tableau des maladies professionnelles. Ou encore que l'exposition «in utero ou au cours de la petite enfance dans un contexte professionnel ou domestique accroît aussi le risque de certains cancers pédiatriques».

Agenda de la semaine agricole du 13 mai 2024

Lundi 13 mai
Salon du vrac et du réemploi, jusqu'au 14 mai (Parc floral)

Mardi 14 mai
Les députés débutent l'examen du projet de LOA en séance publique
Congrès FNPPR (propriété rurale)
Présentation du rapport Cyclope (matières premières)
Conférence du groupe Ecologiste à l'Assemblée sur la LOA
Conférence de la Fnil (industrie laitière)
Conférence de l'Ademe sur les territoires engagés dans la transition écologique
Conférence d'Interbev sur la filière veau
Journée dédié aux microbiomes chez Lesaffre, avec Bioeconomy for change

Mercredi 15 mai
Congrès de la CEPM (maïsiculteurs)
Présentation d'une étude sur les achats de végétaux (Valhor, Kantar, FranceAgrimer)
Conférence de presse IBMA (biocontrôle)
Journées Terres innovation de Cérésia, dans l'Aisne, jusqu'au 16 mai
Conférence de presse de Corinne Lepage sur l'indemnisation des victimes de pesticides

Jeudi 16 mai
Forum Carbon Connect, organisé par Agoterra
Rencontre annuelle Freshfel (fruits et légumes), à Paris
Forum sur les bâtiments en élevage laitier (GIE Elevages de Bretagne), à Plérin
Conférence Agrosolutions (Invivo) sur la directive CSRD en agroalimentaire

Vendredi 17 mai
Congrès Négoce Ouest, au Mans
Séminaire Cap2ER dans la filière volaille

Samedi 18 mai
Début du Salon de l'agriculture de Nouvelle-Aquitaine, jusqu'au 26 mai