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A69 : des centaines d’opposants sous la pluie contre un modèle « qui va dans le mur »

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Bravant la pluie battante, des centaines de militants anti-A69 ont dit le 26 avril dans le Tarn leur détermination à obtenir l'arrêt définitif du projet de cette autoroute, emblème à leurs yeux d'un « modèle de société qui va dans le mur ». Ils ont aussi dénoncé une « attaque contre la séparation des pouvoirs » de la part des partisans de l'A69 qui ont déposé une proposition de loi (PPL) visant à reprendre le chantier, malgré une décision de justice ordonnant sa suspension. Plusieurs tables rondes ont réuni à Maurens-Scopont, outre des représentants d'organisations présentes, dont la Confédération paysanne, des syndicalistes ou des chercheurs. « L'A69 est justifiée par des tas de mythes qui sont scientifiquement faux (...) Le gain de temps, le premier », explique Arnaud Passalacqua, codirecteur de l'Ecole d'urbanisme de Paris. « On sait que les gens passent autant de temps chaque jour à se déplacer depuis qu'on mesure cette grandeur, en gros une heure. Pourtant, on a déployé plein de réseaux de transports. Et les gens passent toujours autant de temps, donc ils vont plus loin », dit-il à l'AFP. Le tribunal administratif de Toulouse a annulé fin février l'autorisation de construire. Le Sénat doit examiner le 15 mai une PPL visant à valider le projet, sans attendre la décision sur le fond de l'affaire de la cour administrative de Toulouse, saisie par l'Etat et le constructeur Atosca.