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Abattoirs/contrôles sanitaires: le CGAEER veut recourir à des vétérinaires étrangers

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Devant le «manque d’attractivité récurrent» du métier d’inspecteur sanitaire en abattoir, «la première action à mettre en place» est de «permettre l’accès à ces postes (…) à des vétérinaires étrangers ressortissants de l’Union européenne», exhorte le CGAAER (ministère de l’Agriculture) dans un rapport publié début décembre. «Un projet de décret a été rédigé en ce sens», notent ses auteurs, qui appellent à le «publier le plus rapidement possible» (après examen par le Conseil d’État). Le CGAAER constate «des difficultés importantes» à recruter et à fidéliser les inspecteurs vétérinaires en abattoirs: 1746 praticiens sont en poste dans les abattoirs de plus de 15 000 t (inspection permanente), «mais il y a 210 postes vacants». «Ces difficultés créent des situations tendues dans les équipes», alerte le rapport, pointant «un risque que la responsabilité des agents, tout comme celle de l’État, soit engagée», ainsi que des risques médiatiques, économiques et de «contentieux» avec l’UE. Le CGAAER appelle à «compléter» et «accélérer» le plan d’attractivité lancé en 2019, notamment en reconnaissant la pénibilité (ouvrant la possibilité de partir plus tôt à la retraite), en revalorisant les salaires, ou encore en simplifiant le recrutement.