A l'occasion d'une réunion des organisations patronales au ministère de l'Economie le 30 juillet, la FNSEA et la Coopération agricole ont demandé que l'Union européenne ne négocie pas les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) concernant le commerce des produits agricoles et agroalimentaires, comme évoqué par l'administration américaine, mais démenti par la Commission européenne (voir dans ce numéro). Elles ont toutes les deux souligné les difficultés actuelles du secteur des vins et spiritueux. La président de la Coopération agricole, Dominique Chargé, a aussi insisté sur les conséquences indirectes des douanes, avec de possibles «reflux de matières» en provenance de pays de l'UE très tournés vers les Etats-Unis. Il a aussi insisté pour que le budget 2026 évite les taxations nouvelles des entreprises. Dans un communiqué, les PME/ETI de Pactalim (ex-Adepale) demande d'ores et déjà un accompagnement des pouvoirs publics. La FNSEA a quant à elle demandé une baisse des taxes sur les engrais importés depuis les Etats-Unis (autour de 6,5%). Dans leurs communiqués, la Coopération agricole et Pactalim plaident pour que le «0% pour 0%» soit atteint pour un maximum de produits agricoles et alimentaires, la Coopération précisant les «vins/spiritueux, produits laitiers, boulangerie/viennoiserie/pâtisserie a minima».
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