Alors qu’Emmanuel Macron doit rencontrer son homologue brésilien Lula vendredi 23 juin, cinq interprofessions* l’appellent à prononcer un «non ferme et définitif» à l’accord de libre-échange UE/Mercosur, d’après un communiqué du 22 juin. Prévoyant de développer les importations en provenance de quatre pays d’Amérique du sud, ce texte «ne peut être ratifié sous aucune condition, y compris assorti d’un "instrument additionnel" non-contraignant», martèlent les organisations. L’accord a été conclu en 2019, et l'instrument additionnel doit inclure les clauses miroir réclamées par certains États membres afin d’appliquer aux produits importés les normes européennes sur le bien-être animal, les pesticides ou encore la traçabilité. Par ailleurs, la hausse des exportations bovines du Mercosur risquant d’accroître la déforestation, «cet accord est totalement incompatible avec les engagements pris par la France en matière de souveraineté alimentaire et de durabilité», estiment les interprofessions. De son côté, dans un communiqué du même jour, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau appelle le chef de l’État à «rester ferme» face à un accord «source de distorsion de concurrence inacceptable». *AIBS (betterave et sucre), Anvol (volailles de chair), Interbev (bétail et viandes), Intercéréales, Terres Univia (huiles et protéines végétales)
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