Interrogée lors de la séance de questions au gouvernement du Sénat le 20 juillet, la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a déclaré que l’accord de libre-échange conclu entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande le 30 juin était un «bon accord». «D'abord parce qu'il va faciliter l'accès au marché néo-zélandais et renforcer nos positions dans nos secteurs exportateurs en matière de biens comme de services, ainsi que notre accès aux marchés publics néo-zélandais», affirme-t-elle. «Ensuite parce qu'il s'agit de l'accord le plus ambitieux en matière de développement durable» jamais conclu par l'UE, avec des «sanctions» en cas de non-respect «des clauses environnementales et sociales». Les éleveurs français et les interprofessions de la viande (Interbev) et du lait (Cniel) ont exprimé leurs inquiétudes quant aux nouveaux quotas d’importations accordés aux néozélandais, redoutant une concurrence déloyale. La ministre affirme que l’accord «protège [les] filières agricoles sensibles et soutiendra nos exploitations agricoles et agroalimentaires en protégeant plus de 200 indications géographiques comme le comté ou le jambon de Bayonne». Le 18 juillet, dans une lettre adressée à la présidence de l’Assemblée nationale, 130 députés ont demandé un débat au Palais Bourbon sur le sujet.
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