Interrogé sur le niveau de protection des indications géographiques (IG) garanti dans l’accord bilatéral conclu entre l’UE et la Nouvelle-Zélande, le directeur adjoint du service juridique et international de l’Inao, Alexandre Levy, estime qu’il est «plutôt bon». Il ajoute cependant qu’il est «un peu tôt pour se prononcer», car les États membres n’ont «pas encore eu le temps de le regarder de près». «Ce qu’on peut garantir, c’est que le standard de protection est fidèle aux autres accords bilatéraux et plutôt vers le haut», complète-t-il. Depuis 2017, la Nouvelle-Zélande dispose d’un registre pour les IG en vins et spiritueux. Ce premier pas dans la reconnaissance d’un système d’indications géographiques – adopté «sans doute» dans l’anticipation des négociations avec l’Union européenne – est un «signal favorable», souligne Alexandre Levy. L’accord signé le 30 juin par les deux parties après quatre ans de négociations protègera en Nouvelle-Zélande 163 indications géographiques européennes (feta, comté, parmesan, queso manchego...), ainsi que toutes les appellations viticoles de l'UE. En contrepartie, la Nouvelle-Zélande a obtenu de nouveaux contingents tarifaires pour ses exportations (voir Agrafil du 1er juillet).
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