Invité sur l’antenne de Radio Classique, le 15 juillet, le p.-d.g. de la fédération des industries laitières (Fnil), François-Xavier Huard, a estimé que l’accord UE/Nouvelle-Zélande mettait la filière laitière française en situation de «concurrence déloyale». Par cet accord de libre-échange, signé le 30 juin, l’UE ouvre de nouveaux quotas d’importation, avec des droits de douane réduits pour certains produits agricoles, dont les produits laitiers. François-Xavier Huard juge cet accord «inacceptable» au regard du décalage entre les exportations françaises et néo-zélandaises: «à peine 2000 tonnes» contre «100 000 tonnes». Selon le représentant des industriels, il «risque de porter un coup fatal à la filière laitière», déjà fragilisée par la hausse des coûts de production. Cet accord est aussi «une aberration environnementale», dénonce-t-il, prenant l’exemple d’un yaourt qui pourrait faire «20 000 kilomètres» avant d’arriver au consommateur français.
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