Dans un avis du 25 novembre, la Conférence nationale de santé (CNS) apporte son soutien «pour généraliser le Nutri-score au niveau de l’Union européenne». La Commission européenne doit se prononcer d’ici fin 2022 sur le choix d’un étiquetage nutritionnel obligatoire harmonisé dans tous les pays européens. Elle avait créé la surprise en indiquant, le 30 septembre, qu’elle n’allait pas proposer le Nutri-Score, rapportait l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir dans un article publié fin octobre. Bruxelles a justifié sa position en expliquant vouloir «éviter la polarisation du débat». La Commission pourrait se diriger vers un système combinant plusieurs méthodes existantes. «À ce jour, seul le Nutri-score a fait l’objet de plusieurs démarches d’évaluation reprises dans des publications scientifiques, témoignant de son impact positif sur l’information des personnes et sur les changements de comportements alimentaires», estime la CNS, organisme consultatif placé auprès du ministère de la Santé. Elle dénonce «la mobilisation de plusieurs grandes entreprises agroalimentaires pour à la fois décrédibiliser le Nutri-score et pour empêcher ou retarder son adoption au niveau européen» et dénonce des «stratégies de lobbying».
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