En 2025, Maïsadour a fait cultiver 850 ha de maïs en agriculture régénérative et souhaite en faire cultiver 1 200 ha en 2026 grâce au versement d’une prime de 100 €/ha et à une plus-value commerciale restant à engendrer, a expliqué à Agra Presse Jean-Louis Zwick, directeur du pôle agricole. La coopérative en attendait 10 000 t pour 2025, dont une moitié de maïs de type waxy (recherché en amidonnerie) et l’autre moitié de maïs grain pour l’alimentation animale. Cependant, les mauvaises conditions ne lui ont permis de collecter qu’environ 8 000 t (autant en waxy qu’en variétés standard). Les agriculteurs estiment supporter un surcoût de 160 €/ha ; et le coût total, comprenant l’encadrement, reviendrait à quelque 200 €/ha, estime Jean-Louis Zwick. Afin de couvrir les surcoûts de l’agriculture régénérative et la prime versée aux agriculteurs, le groupe souhaite faire participer ses clients, amidonniers ou acheteurs de volailles ayant consommé pour partie du maïs issu d’agriculture régénérative. Cette participation pouvant passer par les prix de vente des volailles Fermiers du Sud-Ouest ou les foies gras Delpeyrat. La coopérative est aussi demandeuse de communication, d’aides de la Pac ou des collectivités françaises.
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