Les Vignerons indépendants ont réclamé le 2 décembre une loi-cadre en faveur de l’agritourisme et de l’oenotourisme, quelques mois après des initiatives gouvernementales pour développer les deux activités. Citant l’exemple de l’Italie, « où une loi-cadre a permis de multiplier par 4 à 5 le volume de séjours agritouristiques en une quinzaine d’années », ils estiment qu’en France, « un cadre simplifié et sécurisé » doperait l’activité de « +40 % en 10–12 ans », selon un communiqué. Et de formuler trois types demandes. L’une est de « reconnaître l’agritourisme et l’œnotourisme comme activités agricoles » dans le Code rural, avec une définition nationale incluant hébergement, restauration simple, visites, dégustations et activités pédagogiques, et un relèvement des plafonds de recettes accessoires à 150 000 € (contre 100 000 €). Le syndicat appelle à « créer un guichet unique agritourisme et faciliter l’usage du bâti agricole pour l’accueil (salles, chais, hébergements légers) ». Un dernier axe concerne l’adaptation des normes : ouvrir une catégorie « ERP agritourisme » (établissement recevant du public), avec des seuils adaptés aux petites jauges rurales, et ajuster les règles d’hygiène, d’assurance et d’emploi à la petite restauration agricole et à l’accueil ponctuel. Pour rappel, le gouvernement avait, le 13 juin, présenté une feuille de route pour l’œnotourisme, puis, le 24 juillet, annoncé une mission parlementaire sur l’agritourisme.
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