Des salariés de cinq sites de la Cooperl ont débrayé vendredi 24 juin pour demander des hausses de salaires, une première dans l’histoire du leader porcin français. À l’appel de la CFDT, cette action syndicale a été menée le jour de l’assemblée générale de la coopérative. D’après Ouest-France, les débrayages ont concerné quatre sites bretons (Brocéliande à Loudéac, la Lampaulaise de salaisons à Lampaul-Guimiliau et à Ergué, l’abattoir de Montfort-sur-Meu), ainsi que l’usine Madrange de Limoges (Haute-Vienne). Dans son tract, la CFDT revendique «la revalorisation des salaires conventionnels» et «une véritable reconnaissance financière de nos compétences». Le syndicat indique avoir demandé l’ouverture de négociations salariales le 5 mai, essuyant un refus de la direction. Deux mois plus tôt, en mars, les négociations annuelles obligatoires avaient abouti à une revalorisation «au minimum», selon le délégué syndical CFDT Philippe Noam, cité par Ouest-France (article payant). «L’inflation de 5,2% pour le mois de mai représente un impact violent sur le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés et salariées», indique le syndicat, qui dit avoir envoyé un courrier au conseil d’administration de la Cooperl, resté «sans réponse».
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