«Il y a un an, nous aurions jamais imaginé une inflation d’une telle ampleur», a déclaré le président de l’Ania, Jean-Philippe André, lors de la conférence de presse de rentrée de l’organisation, le 28 septembre. Une rentrée qui fait rimer «IA» (industries alimentaires) avec «incertitude et anxiété», mais aussi «initiatives et actions», a-t-il formulé. L’année 2022 a été marquée par une succession de crises (guerre en Ukraine, énergies, chute de l’euro…); en résulte pour les entreprises une inflation de leurs coûts cette année: +29% sur les matières premières agricoles, +26% sur les emballages, +57% sur l’énergie. La part de l’énergie dans le chiffre d’affaires des entreprises est passée de 3% en 2020-2021 à 5%, souligne l’Ania. Une part qui monte à près de 7% pour les TPE-PME. Les industriels espéraient que l’année 2022 soit celle de «la création de valeur», mais «le miracle n’a pas eu lieu», constate Jean-Philippe André. Le taux de marge des IA a chuté de 14% entre 2019 et le premier semestre 2022. À date, la moitié des entreprises n’ont pas terminé leurs renégociations avec l’ensemble de leurs clients et les revalorisations de tarifs obtenues ne sont pas à la hauteur des besoins, a-t-il souligné.
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