Selon une enquête BVA pour BPCE (groupe Banque populaire) réalisée auprès de 1251 chefs d’exploitation du secteur agricole et viticole en France, malgré une embellie sur leur chiffre d’affaires constatée depuis deux ans (pour 33% d’entre eux, soit +19 points par rapport 2021), ils se disent préoccupés par la rentabilité de leur exploitation en 2023, en particulier les viticulteurs. Cette enquête montre que l’engagement dans une démarche agroécologique atteint un palier, à 49% des répondants (-2 points) et même un recul de ceux qui ont l’intention d’aller dans cette voie, qui ne sont plus que 10% (-5 points). Pour les agriculteurs, le frein est un besoin de connaissances et d’aide technique, alors que pour les viticulteurs il est lié au manque de main-d’œuvre et au besoin d’investir dans du matériel. Quant au bio, sur les 14% des agriculteurs et viticulteurs interrogés qui s'y disent engagés, 11% affirment qu’ils envisagent de la quitter dans les cinq ans. Ce coup de frein sur l’agroécologie est lié à plusieurs facteurs, selon BPCE-BVA: le vieillissement de la population agricole qui s’inquiète de plus en plus de la transmission de leur exploitation, le retour de l’inflation qui inquiète à 80% les agriculteurs et viticulteurs, la question de la rentabilité qui est posée et le retournement du marché du bio qui n’assure plus de débouché.
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