Les associations spécialisées dans l’agroforesterie et les haies ont identifié plusieurs mesures prioritaires qui devraient figurer dans un éventuel plan Haies et agroforesterie sur lequel le gouvernement commence à travailler. Pour Fabien Balaguer, directeur de l’association française d’agroforesterie, «il faut avant tout redonner une valeur à l’arbre». Un enjeu d'abord économique, pour lequel les experts proposent de développer des filières de valorisation des produits de la haie et des arbres, mais aussi «en amont, avec la production de plants certifiés», souligne Catherine Moret, secrétaire générale de la fédération d'associations Afac-agroforesterie. Cette valeur de l’arbre, insistent-ils, doit être aussi comprise sur le plan technique, alors qu'une meilleure gestion peut augmenter les bénéfices en matière de fourrages, de lutte contre l’érosion ou de biodiversité. Autant d’enjeux face auxquels «il faut accompagner des transitions collectives d’agriculteurs», estime Fabien Balaguer. Il s’agira aussi, selon Catherine Moret, de «manier le bâton», en renforçant la protection de la haie et de l’arbre via la conditionnalité de la Pac (BCAE7 et 8). Les associations devraient bientôt partager ces constats avec le CGAAER, qui les auditionnera dans le cadre d’une mission récemment lancée. Mais elles espèrent aussi défendre le sujet dans la loi d’orientation à venir, grâce à un «Appel de la haie», que l’Afac-Agroforesterie lancera prochainement.
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