«Chaque catégorie de bioagresseurs peut être régulée par au moins une modalité de diversification», résument les chercheurs de l’Inrae dans une expertise sur la diversité végétale publiée le 20 octobre. Leur synthèse confirme notamment les effets de l’agroforesterie, de la diversité des rotations et des cultures associées sur les adventices, les insectes, les pathogènes, ainsi que les nématodes. Les données resteraient limitées sur la réduction de la taille des parcelles ou les infrastructures agroécologiques, car la recherche «est plus fournie» à l'échelle de la parcelle, rappellent les chercheurs. Bien qu'ils soit impossible de «tirer des règles générales», les scientifiques évoquent plusieurs seuils pour obtenir des effets positifs: mélanges de quatre variétés minimum, association d’au moins deux cultures, rotations supérieures à trois ans, taille optimale des parcelles de 2,8 ha, ou encore 20% d’éléments semi-naturels dans les paysages agricoles. Autant de critères qui ne mettraient pas en danger la production, puisque la diversification «s’accompagne généralement d’un gain du rendement». Parmi les freins identifiés: le manque de débouchés, ainsi que des soutiens «insuffisants» de la Pac.
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