La clémentine corse, qui fête ses 100 ans, a su trouver sa niche haut de gamme sur le marché français. Issue d’une hybridation mandarine-orange douce en Algérie au début du 20ème siècle par le frère Clément, un religieux français qui lui a donné son nom, la clémentine « a été plantée en Corse en 1925 », explique à l’AFP Jean-Paul Mancel, président de l’Association pour la promotion et la défense de la clémentine de Corse (Aprodec). Depuis 2007, la quasi-unique clémentine française (quelques tonnes sont produites dans les Alpes-Maritimes) se distingue par son indication géographique protégée (IGP), qui garantit les respect d’un cahier des charges très strict : taux de sucre, niveau d’acidité, calibre, couleur naturelle « sans activateur de coloration » avec jusqu’à 1/5e de peau verte, absence de pépin et teneur en jus de 42 % minimum. Selon M. Mancel, ce label de qualité est essentiel pour sa promotion, car si la clémentine corse pèse 90 millions d’euros, avec 48 600 tonnes récoltées en 2024 dont 36 000 vendues sous IGP, elle fait figure de poids plumes face aux géants du secteur. La Chine a produit 25 millions de tonnes (Mt) en 2021, devant l’Espagne (2 Mt), la Turquie (1,8 Mt) et le Maroc (1,2 Mt), selon les chiffres de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…