Le fonds de 60 millions d’euros annoncé le 3 novembre par Elisabeth Borne est «un pas de plus pour lutter contre la précarité alimentaire» mais ne suffit pas, déclare la FNSEA dans un communiqué le 8 novembre. Le syndicat majoritaire estime «regrettable» que le premier volet du fonds, destiné aux associations d’aide alimentaire pour acheter des denrées, cible en particulier les fruits et légumes. «Flécher les fonds vers les fruits et légumes uniquement risque de créer un appel d’air aux produits d’importation», craint la FNSEA. Lors d’un brief à la presse le 2 novembre, le ministère des Solidarités avait indiqué que les «grandes associations» auraient besoin d’acheter «environ une dizaine de milliers de tonnes supplémentaires chaque année de fruits et légumes» pour «respecter les recommandations du programme national nutrition santé (PNNS)». D’autre part, la FNSEA «regrette que le chèque alimentaire ne puisse être développé qu’avec de potentielles expérimentations locales», comme prévu par le deuxième volet du fonds. Elle espère que le chantier visant à créer un chèque alimentaire durable «d’envergure nationale» continuera d’avancer «conformément à la loi climat et résilience». Matignon avait confirmé le 2 novembre que ce dispositif «est toujours à l’étude».
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