Les filières des vins et spiritueux ont alerté le 6 novembre sur des « pistes budgétaires alarmantes » dans les projets de budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2026. En phase d’examen, les PLF et PLFSS voient des « démarches budgétaires alarmantes, surtout dans une période de crise et d’incertitude qui touche les producteurs et les consommateurs », a déclaré Jean-Pierre Cointreau, président de la Maison des vins & spiritueux. De « nombreuses entreprises » du secteur ont mis en place du chômage partiel, des plans sociaux », et 36 d’entre-elles sont passées devant le tribunal de commerce en un an, selon lui. « On a besoin d’être aidés, pas pénalisés », a souligné le président de la FEVS (exportateurs) Gabriel Picard. Et de pousser un « cri de colère » face au doublement de la taxe Gafam qui augure des rétorsions américaines. De nombreux autres amendements visent les alcools : déplafonnement de la hausse des taxes, instauration d’une taxe sur la publicité, extension de la « cotisation sécurité sociale », prix minimum, élargissement de la taxe sur les « premix ». « Nous voulons un statu quo réglementaire et fiscal », a plaidé Jean-Pierre Cointreau, déplorant « parfois un impact des décisions pas très bien calibré ».
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