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Algues vertes: la région Bretagne «très vigilante» au maintien des fonds de l'Etat sur les Maec

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Alors que la nouvelle programmation de la Pac retirera le pilotage des mesures agro-environnementales systémiques (Maec) aux régions, «Julien Denormandie avait promis que les sommes des différentes enveloppes de l’État continueraient d’être affectées aux huit baies affectées par les algues vertes sans qu’il y ait de recul», rappelle Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne, à l’occasion d’un échange avec la presse le 12 octobre. Un engagement sur lequel son équipe et lui se montreront «très vigilants dans les mois et années qui viennent», prévient-il. Selon les informations d’Agra Presse, les fonds du Feader dédiés aux algues vertes devraient augmenter sur la programmation, mais cette hausse ne devra pas, selon la région, encourager l’État à diminuer d’autant son propre financement. Autre demande à Rennes: «L’État doit se donner les moyens de renforcer les contrôles», défend Loïg Chesnais-Girard, visant notamment les agriculteurs qui ne couvriraient pas leurs fosses. Pour le troisième plan algues vertes, qui sera voté le 14 octobre au sein du conseil régional, la Bretagne prévoit de son côté d’accentuer le travail sur le foncier, comme recommandé par la Cour des comptes, en revoyant notamment la convention avec les Safer pour préempter le double de surface dans les baies concernées par les algues vertes à l’échelle du plan, soit 500 ha. Pour accéder aux aides à l’investissement (PCAEA), les agriculteurs devront par ailleurs signer un «contrat de transition agroécologique».