Portée par l'élevage de volaille et bovins, la production française d’aliments composés pourrait atteindre objectif sectoriel de 20 Mt sur la campagne en cours, a indiqué le Snia (fabricants privés) en conférence de presse le 13 novembre. En dépit de la stagnation des aliments pour porcs, la production totale a progressé de 0,9 % en 2024-2025, et doit encore gagner 1 % en 2025-2026. Les industriels ont toutefois déploré la faible capacité d’investissement du secteur. « Cette reprise [après la chute de 2021 à 2022] est cependant fragilisée par les risques d’épizootie en France et reste dépendante de l’avenir et donc de l’attractivité des activités d’élevage. » Le syndicat a pointé les difficultés à investir pour consolider le secteur et poursuivre ses recherches et développements en matière de décarbonation et de performance environnementale des filières d’élevage. Ainsi, selon les observations financières du Crédit agricole en octobre, les capacités d’autofinancement des entreprises du secteur plafonnent à 1,3 % de leur chiffre d’affaires, un niveau insuffisant selon le Snia.
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