Abonné

Alimentation et climat: le gouvernement ne s'interdit pas «d'agir sur les prix»

- - 2 min

Dans une note publiée le 27 janvier au lendemain d’un conseil de planification écologique réuni par Emmanuel Macron, le gouvernement détaille plusieurs pistes sur la déclinaison de cette méthode dans le secteur agroalimentaire. L’ambition, selon l’article est «double» : «accompagner les filières […] dans leur transition» et «promouvoir […] la transformation de nos habitudes». Côté consommateurs, le gouvernement estime nécessaire de «formuler des recommandations nutritionnelles qui sont compatibles avec la préservation de nos écosystèmes et de nos ressources naturelles». Afin de promouvoir une «alimentation saine», le gouvernement ne s’interdit d'ailleurs pas «d’agir […] sur les prix pour encourager ou décourager la consommation de certains aliments». Coté production, l’enjeu de la rémunération reste central, tout en espérant «développer des circuits courts et de proximité vertueux». La planification devrait être également l’occasion d’appliquer les objectifs prévus par Egalim et la loi économie circulaire en matière de restauration collective et de gaspillage. L’entourage de Marc Fesneau précise que l’un de ses sujets d’inquiétude «est celui de la biomasse», face à la future demande en matières destinées à l’énergie. Un enjeu qui entrera dans le champ de la future loi de programmation énergie climat, attendue pour juin.