L’Assemblée nationale a supprimé le 4 décembre une taxe sur les sucres ajoutés dans les produits alimentaires destinés aux bébés, instaurée par le Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Par 102 voix contre 52, la chambre haute s’est opposée à un article introduit par le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli, qui visait à inciter les industriels à réduire la teneur en sucre de ces produits, au nom de la lutte contre l’obésité infantile. La suppression de la mesure, soutenue par le gouvernement, a été portée par des députés Les Républicains, Rassemblement national et Renaissance. Ils estiment que la taxe risquerait de manquer sa cible, en orientant les consommateurs vers d’autres produits qui ne répondraient pas aux enjeux nutritionnels des bébés, tout en pénalisant le pouvoir d’achat des familles. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a plaidé pour « des accords collectifs avec les filières », pour réduire les sucres dans l’alimentation infantile, estimant que « c’est ainsi que nous serons efficaces ». « Vous êtes en train d’hésiter sur la santé des bébés ! », a lancé Sandrine Rousseau (Écologistes). En 2023, l’association de consommateur CLCV avait étudié 207 produits destinés aux moins de trois ans, révélant qu’ils sont souvent « trop sucrés ».
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