Sous pression du groupe PPE (droite), la Commission européenne a finalement annoncé le 20 juin abandonner sa proposition législatives sur les allégations environnementales. Ce texte était pourtant en phase de négociations entre le Parlement européen et les Etats membres, qui avaient chacun de leur côté adopté une position. Il visait à mettre de l’ordre dans la multitude d’étiquette de marketing environnemental (par exemple « issu de l'agriculture durable », « bon pour la planète » ou « avec réduction de l'empreinte carbone ») afin de lutter contre le « greenwashing ». Mais la Commission européenne a finalement estimé que « les discussions en cours allaient à l'encontre de son programme de simplification, notamment en ce qui concerne les microentreprises ». Environ 30 millions de microentreprises – soit 96 % de l'ensemble des entreprises – pourraient être concernées par la proposition leur imposant une charge administrative excessive, justifie Bruxelles. Le texte sur la table avait recueilli des avis mitigés de la part des professionnels de l’agriculture. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) craignait qu’il limite fortement l’utilisation des compensations de crédits carbone. IFOAM (bio) s’inquiétait pour sa part de la méthodologie retenue pour l’évaluation de l’empreinte environnementale.
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