En marge du congrès européen de l’apiculture, du 20 au 23 octobre à Quimper (lire notre entretien dans Agra Presse hebdo), plusieurs organisations* ont publié un «appel de Quimper», présentant douze «mesures agricoles faciles à mettre en place et à encourager d’urgence» pour «faire face au déclin des pollinisateurs». Des propositions qui portent principalement sur la biodiversité, naturelle comme cultivée: couverture permanente des sols, implantation d’arbres et de cultures mellifères (luzerne et mélilot notamment), redécoupage des champs en «mosaïque de parcelles cultivées plus petites séparées par des haies», «privilégier les prairies naturelles», etc. Les organisations demandent aussi de «soutenir par des aides la transition vers l’agriculture biologique et l’agroforesterie». Autant de mesures qui doivent «permettre aux apiculteurs de maintenir leurs productions apicoles», alors qu’ils sont «confrontés aux effets du dérèglement climatique qui s’ajoutent aux conséquences déjà mortelles des pesticides, du varroa et du frelon asiatique». Les signataires inscrivent toutefois leurs propositions dans le cadre plus large de l’adaptation au changement climatique et d’un changement de modèle agricole. * L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), le syndicat national d’apiculture (SNA), la Confédération paysanne et le label Bee friendly
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