Face à la dégringolade du peso argentin sur le marché des changes (il a perdu le tiers de sa valeur depuis le début du mois), le rythme des ventes des fèves de soja issues de la dernière récolte, en Argentine, s’est ralenti presque au point mort. Leurs propriétaires gardent les grains dans leurs silos-sacs, ou diffèrent l’encaissement de leur vente, car ils conservent leur valeur, tandis que celle de leur monnaie s’écroule dans un contexte d’hyper-inflation (de l’ordre de 5% par mois). Le prix du protéagineux qu'ils perçoivent, déjà ponctionné d’une taxe de 35% à l’export, est calculé en fonction du taux de change officiel, très défavorable pour eux. «Quand le cours du soja physique, à Rosario, est de 48 000 pesos, cette somme vaut officiellement 374 $US, alors qu’en réalité, cela n’en vaut que 160 $US», explique Eugenio Debary, producteur de soja à Venado Tuerto. Le 22 juillet, le président de la République Alberto Fernández a accusé les producteurs de soja d’être les responsables de la crise monétaire: «Il y a 20 milliards de dollars qui dorment dans nos campagnes et ceci à cause de spéculateurs alors que le pays en a besoin», a-t-il déclaré. (Marc-Henry André)
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