Le ministère de l'Agriculture a réuni, en urgence, le 16 décembre, les parties prenantes du dossier de l'assurance récolte (syndicats, chambres d'agriculture, assureurs...), pour évoquer notamment la question de la gestion administrative des agriculteurs non-assurés pour des cultures assurables (p.ex. céréales, vin...), rapportent plusieurs participants. Lors de cette réunion, Marc Fesneau a fait part de ses préoccupations sur les coûts de gestion de ces dossiers d'indemnisation pour pertes catastrophiques. Au centre des débats, le scénario de la délégation aux assureurs privés de dossiers de ces publics, dont les coûts inquièteraient à ce stade le ministre, selon plusieurs participants. D'après l'un d'eux, la question d'un report d'un an de cette délégation a été mise sur la table. Ce scénario ouvrirait la voie à ce qu'un agriculteur n'ayant assuré qu'une partie de ses cultures assurables en 2023 doive traiter avec deux interlocuteurs différents (l'Etat et une assurance privé) en cas de pertes catastrophiques. L'agenda se resserre. Des votes sont attendus dans les prochains jours ou semaines au sein du CNGRA pour finaliser les derniers textes d'application de la réforme. Et les agriculteurs devraient avoir jusqu'au printemps pour déclarer l'interlocuteur agréé en charge de leur assurance récolte.
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