Les salariés du réseau Crédit Agricole étaient appelés à un débrayage de deux heures le 6 décembre par le Sneca CFE-CGC pour obtenir une prime de partage de la valeur (PPV, ou "prime Macron"), un levier de négociation peu fréquent dans le secteur bancaire. «C'est un très gros succès dans de nombreuses caisses», s'est félicité auprès de l'AFP le président du Syndicat national de l'entreprise Crédit Agricole (Sneca) CFE-CGC Samuel Mathieu, qui se présente comme le premier syndicat de la branche Crédit Agricole. Selon lui, quelque 25 caisses régionales sur les 39 que compte le groupe ont suivi l'appel à la grève, pour un taux de participation qu'il estime à 30%. Contacté, un porte-parole du groupe évoque de son côté un peu plus de 6% de participation. Le syndicat demande une PPV de 3.000 euros en parallèle des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui se tiendront en janvier. La plupart des salariés de banque ont obtenu ce type de prime, d'un montant de 3.000 euros par exemple chez Crédit Mutuel Alliance fédérale ou de de 1.000 euros chez BNP Paribas pour les collaborateurs percevant une rémunération globale annuelle inférieure à 100.000 euros. Les salariés de l'entité de tête du Crédit Agricole SA ont aussi obtenu une telle prime, de 500 euros, sous certaines conditions de revenu.
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