Dans un communiqué paru le 7 juin, le ministère de l'Agriculture ukrainien a diffusé de premières estimations des conséquences de l'explosion du barrage de Kakhovka sur le secteur agricole. Dans un premier temps, ce sont environ 10 000 hectares de terres agricoles qui ont été recouvertes en zone ukrainienne et «plusieurs fois» cette surface sur l'autre rive, occupée par les Russes. Autre conséquence, potentiellement plus coûteuse: l'arrêt de 31 systèmes d'irrigation agricole dans les régions de Dnipropetrovsk, Kherson et Zaporizhzhya. En 2021, ces dispositifs irriguaient 584 000 hectares de céréale et tournesol, pour un chiffre d'affaires d'un milliard et demi de dollars. À titre de comparaison, c'est un peu moins d'un tiers de la surface irriguée en France en 2010 (1,6 million d'hectares). Au total, la destruction du barrage de Kakhovka a, selon l'Ukraine, inondé plus de 600 km2 (60 000 hectares) dans la région de Kherson (sud). Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité de la destruction, le 6 juin, de ce barrage situé sur le fleuve Dniepr, qui fait craindre une catastrophe humanitaire et écologique. Volodymyr Zelensky a ainsi effectué le 8 juin un déplacement à Kherson, ville sinistrée depuis deux jours par d'importantes inondations entraînées par la destruction du barrage de Kakhovka.
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