La LPO a déposé plainte «pour destruction de 17 hectares d’habitat d’une espèce protégée» à cause des travaux exécutés sur la «méga-bassine» de Sainte-Soline, annonce-t-elle dans un communiqué le 10 janvier. La plainte a été déposée au tribunal judiciaire de Niort, avec neuf associations locales de protection de l’environnement en Poitou-Charentes. Elles dénoncent l’absence de demande de «dérogation espèce protégée» par le porteur de projet, la Société coopérative anonyme de l’eau des Deux-Sèvres, alors que l’ouvrage «d’une surface de 160 894 m2» se situe «sur un habitat sensible abritant des espèces protégées (outarde canepetière, busard cendré, courlis cendré, œdicnème criard …)». Selon elles, le respect de cette procédure «n’aurait pas porté atteinte à l’existence de la bassine mais aurait permis de mettre en place des mesures compensatoires adéquates pour compenser la perte d’habitat». Les associations s’appuient sur un avis du Conseil national de protection de la nature (CNPN) rendu le 22 novembre (après auto-saisine) qui fait part de la même conclusion.
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