Le tribunal de Vienne a jugé irrecevable le 31 juillet la demande des parents de Théo Grataloup, 18 ans, de lier ses malformations congénitales à l'exposition de sa mère, enceinte, au glyphosate de Bayer-Monsanto. Ces derniers avaient lancé en 2018 une action au civil pour faire reconnaître un « lien de causalité ». L'audience s'est déroulée le 3 avril devant le tribunal judiciaire de Vienne (Isère). Dans son jugement rendu en délibéré que l'AFP a pu consulter, le tribunal estime que la famille de Théo n'a pas apporté la preuve suffisante que du glyphosate a bien été utilisé par Mme Grataloup. Les déclarations de Mme Grataloup, « ne sont confortés par aucune facture, ou autres pièces, propres à établir l'achat d'un bidon de Glyper au cours de l'été 2005 qui aurait pu être utilisé au cours de l'été 2006 », écrit le tribunal. Il pointe aussi que les photographies produites par la famille d'un bidon du Glyper, utilisé par la mère de Théo et distribué par la société Novajardin, ne peuvent correspondre au produit acheté en 2005 car distribué par une autre société. Ces éléments « ne permettent de retenir avec la certitude requise que ce désherbant était du Glyper », a conclu le tribunal, reconnaissant néanmoins que Bayer/Monsanto « pouvait être considéré comme étant le producteur ». Théo Grataloup avait été le premier cas de malformation congénitale indemnisé par le fonds FIVP (victimes des pesticides), en 2023.
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