La Cibe (betteraviers européens) souhaite alerter les institutions européennes sur «le risque actuel d’effet-ciseau que pourrait subir la filière, confrontée à des charges en hausse et à des prix du sucre trop bas», selon un communiqué du 16 mars. L'organisation pointe une hausse des coûts de production de la betterave d’«au moins 20 à 25% en 2022», liée au renchérissement des engrais, des carburants, et des phytos. «L’envolée des prix de l’énergie, et en particulier du gaz, augmente considérablement les coûts de transformation», ajoute la Cibe. Et d’appeler à leur répercussion tout au long de la chaîne alimentaire: «Il en va de la durabilité et de la résilience du secteur.» Le syndicat s’inquiète par ailleurs de l’évolution des surfaces betteravières en Europe, à -2% pour 2022-23, cinquième baisse consécutive. «Dans le contexte de la hausse des prix des cultures alternatives, une nouvelle baisse de la surface betteravière lors de la campagne 2023-24 pourrait conduire à une situation de crise, en termes d’approvisionnement en betterave, dans plusieurs régions européennes», poursuit le communiqué.
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