Dans une lettre ouverte envoyée le 12 janvier à la Première ministre et à Marc Fesneau, la LPO, Générations Futures et Agir pour l’environnement «s’interrogent sur l’impartialité de l’Institut technique de la betterave (ITB) pour orchestrer les travaux du plan national de recherche et d’innovation» (PNRI), dédié aux alternatives aux néonicotinoïdes en betterave. De même, les ONG questionnent «la composition du conseil de surveillance», au duquel leurs positions «n’ont jamais été entendues». Avant de participer au prochain comité de surveillance, les associations demandent donc à être «rassurées» sur le fait que la réunion prévue le 20 janvier prochain «ne sera pas une simple chambre d’enregistrement». Car, en se basant sur les résultats d’analyses menés par l’ITB, les ONG demandent «une interdiction totale» dès 2023, rappelant que le risque de jaunisse pour 2023 est «bien moindre» qu’en 2020, avec un faible réservoir viral. Une dérogation française serait également d’autant plus incompréhensible pour les associations que la Belgique ne l’a, elle, pas renouvelée. Autant d’éléments qui justifient même selon les signataires une interdiction «sans aucune exception possible» pour les années à venir.
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