À l’occasion de l’assemblée générale de la CGB (betteraviers, FNSEA) le 7 décembre, le vice-président de la CGB et président de la CGB Aisne, Guillaume Gandon, a déclaré «observer le marché mondial avec attention», alors que le cours du sucre vient de connaître un «brutal décrochage». Et d’ajouter qu’il est nécessaire de «s’assurer que le marché du sucre soit le moins volatile possible». Or, selon Olivier Crassard, analyste de marché pour le négociant Sucden, ce dernier «se caractérise par sa volatilité». M. Crassard explique notamment ce récent décrochage par la décision du gouvernement indien, qui «s’était engagé à faire de l’éthanol, mais ayant en tête le problème de sécurité alimentaire sur son propre marché, a annoncé la cessation immédiate de production d’éthanol». De son côté, Nicolas Rialland, directeur général de la CGB, estime que, «aujourd’hui, rien ne garantit le prix des betteraves qui seront semée à l’avenir». Fin novembre, le syndicat betteravier avait annoncé en conférence de presse une rémunération de la betterave pour la campagne 2023-2024 autour de 55 €/t. Prudent, il avait toutefois appelé l’ensemble des acteurs européens du sucre à «maîtriser les surfaces» en 2024. «Si l’UE augmente ses surfaces de 5 à 10%, elle pourrait redevenir excédentaire avec pour conséquence de faire converger le prix européen du sucre vers le prix mondial», avait prévenu la CGB.
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