Après trois mois de travaux, la mission d’évaluation de la loi du 14 décembre 2020 relative aux conditions de mise sur le marché des semences de betteraves enrobées de néonicotinoïdes (NNI), a présenté son rapport à la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale le 12 juillet. Présenté par Hélène Laporte (RN, Lot-et-Garonne) et Stéphane Travert (Renaissance, Manche), le rapport estime notamment que la loi a permis «la stabilisation des surfaces de betteraves, mais aussi «de l’outil industriel après une série de fermetures de sucreries en 2020». Stéphane Travert a néanmoins rappelé que «les NNI sont responsables d’une mortalité importante des pollinisateurs, (…) mais présentent également des risques pour les mammifères, les milieux aquatiques et la qualité de l’eau en général». Afin de trouver des alternatives «efficaces face aux ravageurs, possibles à mettre en œuvre à grande échelle et économiquement viables», le rapport recommande par ailleurs de prolonger le plan national de recherche et innovation (PNRI) qui devait s’achever en 2023. Pour rappel, le gouvernement avait accordé des dérogations provisoires pour l’utilisation de deux NNI – l’imidaclopride et le thiaméthoxame –, pour les cultures de betteraves sucrières en 2021, puis en 2022. Elles visaient à protéger les cultures d’infestations massives de pucerons porteurs de maladies.
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