À l’occasion d’une conférence de presse le 30 novembre, la CGB (betteraviers, FNSEA) a fait part de ses priorités pour «sécuriser l’avenir» de la filière, à savoir anticiper l’après 2023 et mettre en place des solutions contre la jaunisse. Dans un premier temps, le syndicat a décidé de «concentrer son action à court terme en s’attelant à reconduire la dérogation des néonicotinoïdes en 2023». Selon Nicolas Rialland, d.g. de la CGB, cette dernière est nécessaire pour conforter les intentions de semis, en l’absence d’alternatives efficaces pour lutter contre le puceron et la jaunisse». Parallèlement, le lancement fin 2020 du Plan national de recherche et d’innovation (PNRI), doté de 20 M€ dont 7 M€ de fonds publics, a pour vocation de «trouver des solutions de remplacement aux néonicotinoïdes» en fédérant recherche publique et acteurs privés. «À ce jour, il n’est pas encore démontré qu’elles seront efficaces dès 2024», précise la CGB. La CGB a également tenu à «réaffirmer le principe qu’il ne doit pas y avoir d’interdiction [de produits phytosanitaires NDLR] sans solutions». Elle s’oppose à la proposition de révision de la réglementation sur les produits phytosanitaires faite par Commission européenne fin juin 2022, prévoyant des réductions «drastiques» de 50 % d’ici 2030, et ce «sans étude d’impact pour l’agriculture et l’économie», précise Nicolas Rialland.
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