Un abattoir de Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre) a été temporairement suspendu par la préfecture, le 10 décembre, après une enquête de l’association de défense des animaux L214 évoquant des bêtes découpées, voire décapitées et même brûlées au chalumeau, encore vivantes, «sous les yeux des services vétérinaires». «Les règles minimales applicables lors de la mise à mort des animaux sont systématiquement violées. Pourtant, les services vétérinaires de l’État sont présents sur place, mais ils laissent faire», selon l’association qui a déposé plainte, mercredi, auprès de la procureure de Nevers pour "actes de cruauté, sévices graves et mauvais traitements aux animaux». L214 exige la fermeture de l’abattoir et réclame «un plan de contrôle des abattoirs à la ministre de l’Agriculture», Annie Genevard. Contactée par l’AFP, la préfecture la Nièvre a assuré que l’abattoir fait l’objet d’un "contrôle permanent" par les services chargés de l’application de la réglementation relative à la protection animale. «Néanmoins, au vu des éléments visionnés» dans une vidéo transmise par L214, la préfecture a décidé «la suspension temporaire de l’activité de l’abattoir».
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