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Bien-être des volailles: la filière française vent debout contre le rapport de l’Efsa

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«Un rapport mortifère pour la souveraineté alimentaire»: c’est ainsi que le président d’Anvol (interprofession des volailles de chair) Jean-Michel Schaeffer a qualifié le rapport de l’Efsa sur le bien-être des volailles de chair publié fin février. L’agence sanitaire européenne y préconise notamment de diviser par quatre la densité maximale en élevage (à 11 kg/m2), ou encore de limiter la croissance quotidienne des animaux à 50 g. La Commission européenne doit présenter avant la fin 2023 sa proposition de révision de la réglementation sur le bien-être animal, et l’Efsa alimente sa réflexion avec des rapports sur les différentes espèces. «L’étude sur l’impact économique est attendue pour dans des mois alors que l’écriture des textes aura déjà commencé, c’est ahurissant!» a lancé M. Schaeffer. Comme le rappelle Paul-Henri Lava, de l’Avec (filière européenne), «la commande qu’a reçue l’Efsa, c’est de décrire ce que serait un poulet avec un bien-être maximisé». Un «biais important», selon lui, qui ne prend pas compte les paramètres techniques ou économiques. Quant au ministre de de l’Agriculture Marc Fesneau, il s’est «engagé», dans une courte intervention vidéo, à «ce que la position portée par la France respecte l’impératif de préservation de la souveraineté alimentaire».