L’objectif européen de 25 % de surface bio à horizon 2030 «apportera des résultats significatifs pour le climat et la biodiversité», indique Nick Lamkin, consultant associé à la fédération internationale bio (Ifoam), à l’occasion du congrès européen de la bio à Bordeaux le 17 juin. Dans une étude à paraître, le chercheur estime que l’objectif de la stratégie Farm to fork permettrait de réduire les émissions de 15 à 44 Mt de CO2-équivalent, soit la moitié environ des émissions agricoles françaises. La réduction, précise le chercheur, est la plus importante dans le scénario basé sur une projection à partir de la répartition actuelle des surfaces entre secteurs, avec une prépondérance des prairies. Une trajectoire qui permettrait à la fois d’augmenter le stockage de carbone, mais également de réduire plus fortement l’effectif de bétail, dont les chargements sont plus faibles en bio. À l’inverse, c’est le scénario imposant 25% de chaque secteur en bio qui permettrait d’économiser le plus de fertilisants, avec 1,8 Mt d’engrais azotés en moins dans les champs cultivés entre 2020 et 2030. Alors que les PSN prévoient d’augmenter la dépense pour le bio de 2 à 3 Md€/an en Europe, ce budget ne permettra d’atteindre que 15 % de SAU convertie selon le chercheur. Pour parvenir à 25 %, la bio aurait besoin de 9 à 15 Md€/an, «un coût que les marchés seuls ne pourront pas assumer».
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