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Bio : dans le flou sur son avenir, l’Agence bio déplore le manque de dialogue avec l’exécutif

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Le sort de l’Agence bio est suspendu à la prochaine loi de finances, selon les professionnels interrogés par Agra Presse. « On est dans le flou », lâche Loïc Guines, vice-président de l’agence pour Chambres d’agriculture de France. Une option envisagée par le gouvernement est de répartir ses missions entre FranceAgriMer (gestion du fonds Avenir bio) et l’Inao (suivi économique de la filière, communication). Une autre est de « réinternaliser » ses missions dans le ministère de l’Agriculture, comme le suggère un récent rapport du Sénat. Au-delà des déconvenues notamment budgétaires (lire ci-dessus), l’Agence bio regrette l’absence de discussion avec le gouvernement sur les contours d’une éventuelle reconfiguration, alors que ses différentes familles professionnelles ont réussi à cultiver un sens du « consensus ». « Si on travaille à la restructuration de l’Agence bio, qu’on écrive clairement quelles sont les missions, les volontés de l’État, le vrai budget à cinq ans pour avoir une communication de qualité ; quels sont les liens entre les instances qui s’occupent de l’agriculture y compris les interprofessions et l’Agence bio ; comment les familles arrivent à avoir ce lieu de consensus dans la gouvernance, est-ce qu’on valide que ce consensus est indispensable et, dans ce cas-là, comment on l’organise... À toutes ces questions-là, on n’a aucune réponse », déplore Bruno Martel, vice-président pour la Coopération agricole.