«Les mots ont agacé, parce qu’ils ont sans doute été trop forts», regrette Loïc Guines, président de l’Agence bio et référent bio pour l’APCA dans une interview avec Agra Presse parue le 17 juin. Lors d’une conférence de presse de l’agence à Valence le 10 juin, il avait estimé que la répartition actuelle des contributions volontaires obligatoires (CVO) n’était pas «entendable» face aux besoins de la bio. Tout en regrettant le ton, son agence espère toutefois pérenniser trois à quatre millions d’euros annuels pour ses campagnes. Un budget qui pourrait provenir des interprofessions, mais également du ministère de l'Agriculture, de la distribution, ou encore d’appels à projets européens, envisage Loic Guines. «J’aimerais que nous puissions tous nous remettre autour de la table du ministre pour construire ce pot commun», invite-t-il. Dans une réponse envoyée à Agra Presse, et malgré les excuses de l’Agence bio, Interfel estime que la déclaration initiale de Loïc Guines «pose un problème de fond». Pour Interfel, cette demande d’une révision de la répartition des CVO «comme s’il s’agissait d’une taxe est totalement contraire au droit européen et tout simplement inenvisageable». Et de souligner qu’Interfel investit les CVO collectées «largement à la hauteur» des 9,5 % de bio de la filière.
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