Les 10 M€ d’aide d’urgence annoncés par Elisabeth Borne «seront fléchés vers les exploitants qui sont le plus à risque de se déconvertir», détaille pour Agra presse Marc Fesneau à l’issue de son rendez-vous avec les acteurs des filières bio le 1er mars. Prêts bonifiés ou aides directes, ces soutiens pourraient prendre plusieurs formes, et seront fléchés vers des profils et filières identifiés «avec l’aide des filières et des chambres». Sur le salon, plusieurs acteurs ont jugé le montant insuffisant face à des pertes estimées par les interprofessions à 60 M€ de pertes en lait et fruits et légumes, ou à 30 M€ en porc. «Il faut savoir à quoi ces pertes se rapportent, si les années précédentes n’ont pas été exceptionnelles», tempère Marc Fesneau. De même, alors que la Fnab et la Confédération paysanne ont comparé l’aide d’urgence aux 270 M€ accordés début 2022 au porc, Marc Fesneau souligne que les aides porcines, tout comme celles liées à la guerre en Ukraine, «n’étaient pas segmentées et concernaient aussi les producteurs bio.»
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