Au-delà des quatre scénarios décrits dans l'étude prospective sur l’évolution de l’agriculture biologique (AB) d’ici 2040 (voir ci-dessus), les bureaux d’études Ceresco et Crédoc formulent plusieurs « recommandations d’actions » pour « stimuler le secteur bio à l’avenir », rapporte le CEP (ministère) dans sa note d’analyse. Concernant les voies d’action « à court terme », ils rappellent que le maintien d’une offre de produits bio « suffisante pour l’ensemble des consommateurs » est « primordial ». « Pour cela, le soutien aux infrastructures immatérielles (capital humain, outils de développement, fonds dédiés, instances de pilotage) ou matérielles (outils de collecte ou de transformation dédiés) des filières sera nécessaire », détaille la note. La question du prix sera « centrale » et l’image du label bio « très importante ». « Les arguments liés à la santé devraient également continuer à jouer en faveur du développement de la consommation de produits biologiques », ajoutent-ils. À long terme, la compétitivité de l’AB pourrait être améliorée par la prise en compte des externalités environnementales. Cela nécessiterait de renforcer « l’éducation environnementale ou la visibilité de la parole scientifique ».
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