«On peut regretter que le développement de l’institut n’ait pas suivi le développement de l’agriculture biologique», résume Émeric Pillet, nouveau directeur général de l’Itab (institut technique bio), interrogé par Agra Presse. Mais le rapport publié le 30 juin par la Cour des comptes, espère-t-il, pourrait encourager le gouvernement à repenser le rôle comme les moyens de l’institut. Dans ce document, les Sages de la rue Cambon recommandent notamment de «conforter le rôle de coordination de l’Itab en renforçant ses moyens». Parmi les pistes envisagées par le rapport: une augmentation de la subvention «allouée dans le cadre du PNDAR» ou «une mobilisation financière sensiblement accrue des interprofessions agricoles». Actuellement, l’institut est financé à parts égales par les appels à projets (européens ou nationaux), des prestations de services et par une dotation du PNDAR. Or, cette dernière enveloppe est restée identique depuis 2013, «malgré l’augmentation des besoins», souligne l’Itab. L’institut espère donc que les recommandations de la Cour des comptes pourraient peser sur les arbitrages à venir du volet Recherche du futur plan national bio, alors que le plan Ambition bio actuel s’achève en 2022. Fin 2019, dans le cadre d’un plan de redressement à la suite d'un exercice déficitaire, l’Itab avait dû licencier huit employés.
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