Quelque 200 personnes, agriculteurs, membres d’associations ou syndicalistes, se sont rassemblées le 13 avril à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) pour «sauver» l’agriculture bio et demander un soutien de l’État pour surmonter la crise actuelle. «Soutenir le bio, c’est l’intérêt général. C’est préserver la santé des gens, c’est protéger l’eau, c’est protéger la biodiversité», assène René Louail, ancien agriculteur et porte-parole du collectif de soutien aux victimes de pesticides, interrogé par l'AFP. Pour Dominique Le Goux, chargée de mission Santé pesticides à Eau et rivières de Bretagne (ERB), l’agriculture bio «permet de protéger notre ressource en eau. C’est une plus-value très nette» pour la collectivité, ne serait-ce qu’en réduisant le coût des traitements nécessaires pour rendre l’eau potable, résume-t-elle. À l’heure où l’eau devient rare, «des dizaines de captages sont fermés en Bretagne pour cause de pollution», principalement aux pesticides, et «on ne peut pas s’en priver», a-t-elle estimé. Une délégation a été reçue par le préfet, auquel elle a rappelé «l’urgence» de la situation, en particulier pour les producteurs de porcs bio, qui sont les plus touchés. L’aide de l’État, annoncée au Salon de l'agriculture, de 10 M€ pour les producteurs bio, est considérée par la filière comme «pas à la hauteur des besoins», a rappelé la délégation. La région Bretagne a pour sa part annoncé la semaine dernière une aide de 5,5 M€ en 2024.
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