Une étude de l’Institut de l’agriculture et de l’alimentation biologiques (Itab), présentée le 10 juin au ministère de la Transition écologique, confirme les externalités positives de l’agriculture biologique (AB) sur les sols et la biodiversité. D’après cette étude, qui réalise la mise à jour d’une revue de littérature scientifique réalisée en 2016, les sols menés en bio ont une teneur en carbone organique supérieure de 35% à ceux menés en agriculture conventionnelle. Les indicateurs de la biologie des sols sont plus favorables dans 70% des cas, de «de façon nette pour les micro-organismes» en grandes cultures, arboriculture et viticulture. «De façon générale, on constate une amélioration de la disponibilité de l’eau pour les plantes», a ajouté la chargée de projet Sol, Êva Lacarce. Concernant la biodiversité, l’AB a un effet «positif et significatif» sur le nombre d’espèces (+23%) et le nombre d’individus (+32%) présents dans les parcelles, a indiqué le chargé de projet durabilité Bastien Dellaporta. Les espaces semi-naturels (prairies naturelles, haies, bande enherbées) «hébergent près de 50% des espèces présentes à l’échelle des fermes», et «près de 25% des espèces» sont observées à la fois dans ces habitats et les parcelles cultivées.
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