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Bio : une étude prospective pointe la « possible marginalisation » en 2040 (ministère)

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Une étude prospective Ceresco/Crédoc sur l’évolution de l’agriculture biologique (AB) d’ici 2040 fait apparaître que « la question d’une possible marginalisation de l’AB se pose, face à d’autres démarches mettant elles aussi en avant des promesses environnementales », indique le Centre d’études et de prospective (CEP) du ministère de l’Agriculture dans une note d’analyse publiée le 13 août. L’étude fait aussi apparaître « l’importance, pour la consommation des produits biologiques, des prix, de la perception des labels et des bienfaits attendus (santé, environnement…) ». Réalisée par les bureaux d’études Ceresco et Crédoc à la demande du ministère, elle examine quatre scénarios qui illustrent des « évolutions probables » du secteur bio français. Un premier scénario décrit un futur où la bio est en repli, parfois produite de manière « intermittente », ce qui aboutit à de nouveaux cahiers des charges AB locaux avec des « pratiques et (…) soutiens éventuels (…) hétérogènes selon les territoires ». Le deuxième scénario esquisse une prise de conscience globale des enjeux environnementaux qui ouvre une « troisième voie » moins exigeante que l’AB, tandis que la bio s’enfonce dans la crise. Le scénario 3 décrit « un nouvel essor » de l’AB grâce à une rationalisation du marché et un cahier des charges assoupli. Enfin, le quatrième scénario esquisse un futur où l’AB « devient progressivement la norme » et « la référence pour la politique agricole commune ».