Dans un rapport rendu public le 20 octobre par le CGAAER (ministère de l'Agriculture), trois hauts fonctionnaires dressent le bilan du développement de l'algoculture (culture d'algues) en France, constatant notamment que la production de biocarburants à partir de micro-algues «ne devrait pas se développer à court terme». Le rapport distingue trois filières d'algoculture en France: les macro-algues, «généralement cultivées en pleine mer, destinées principalement à l’alimentation humaine»; les spirulines, «produites en bassins ouverts à terre»; et les micro-algues, «produites en photobioréacteurs, destinées à la production de molécules à haute valeur ajoutée (biostimulants pour l’agriculture, cosmétique, nutraceutique, énergie...)». Pour ces dernières, les applications qui devraient arriver à maturité le plus rapidement sont «les biostimulants et biopesticides, les compléments alimentaires animaux et humains, la cosmétique, estiment les auteurs. Celles relatives à la dépollution et à la production de biomatériaux devaient suivre.» Pour les biocarburants, ils estiment que «le prix de revient n’est pas compétitif comparé à celui des carburants fossiles, même dans des projets où la croissance des algues est dopée par l’injection de CO2 récupéré sur des sites industriels». Et ce «malgré les investissements en recherche et développement réalisés au début des années 2010».
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